Conte de Noël : L’année 2012 racontée aux enfants.

Publié le par BRUNO BRUSSON

Il était une fois, un petit furet prénommé Nicolas. Il était petit, filiforme, mais loin d’être discret : son énergie et son dynamisme avaient conquis la forêt cinq années en arrière.  En effet, Nicolas le furet dominait les bois par son charisme de lion africain et se faisait respecter de tous. 
De tous sauf une : une créature élancée, belle, charmant les pigeons des comtés voisines depuis bien longtemps. Une petite perruche nommée Ségolène. 
Elle n’aimait guerre Nicolas l’ambitieux petit furet et voulait elle aussi conquérir son territoire. Affaire compliquée pour une perruche n’ayant jamais atteint un perchoir.
 
Un beau jour de printemps, alors que les oiseaux chantaient,  que les arbres respiraient l’air pur et la rosée du matin, un évènement terrifiant se passât. Le chef de la forêt n’était plus, la nature avait scellé son sort, pauvre bête emportée dans les ombres du mal. Nicolas le furet ne régnait plus, et la communauté animale se devait de trouver un nouveau guide.
 
Le premier à se proposer fut Dominique, le petit chimpanzé. Il était quelqu’un de simple, mais la forêt ne le connaissait guerre.
En effet, il avait occupé le rôle de gestionnaire de glands dans une région lointaine pendant plusieurs années avant de se voir démis de ses fonctions.
Causant trop de jalousie auprès de ses amis voulant eux aussi prétendre à conquérir Naffistouffe la jolie guenon, Dominique n’eut pas l’unanimité pour succéder  au petit furet.

La forêt connaissait alors un passage à vide et aucun chef naturel ne s’imposait. Les animaux se retrouvèrent dans la grande clairière pour en discuter.

A ce moment même, au loin arrivât François le petit Lémurien, discret mais dodu, maladroit mais sûr de lui. Cette créature inconnue tînt ces quelques mots : « Moi chef de la forêt je ne serai pas le chef de la majorité, je serai le chef de tous, du gros lion et de la petite souris, de l’autruche et du corbeau, de la vipère et du cloporte, du rat et du champignon. Moi chef de la forêt, serai un chef normal à l’écoute de tous [...]. Moi chef de la forêt, constituerai un conseil des sages paritaire avec autant de femelles que de mâles. »

Conte de Noël : L’année 2012 racontée aux enfants.
C’est alors que la Horde réunie s’élançât d’optimisme et nommât le petit lémurien grand guide des animaux.
Peu après la rencontre avec ses nouveaux amis, François s’entourait de pâtes droites pour travailler. Parmi eux : Jean-Marc le Crocodile aux dents lisses, Cécile le Paon fantasque, Arnaud le Lévrier fier et Manuel le caméléon (Qui abandonnât  son teint rose pâle pour un bleu marine prononcé quelques heures après sa nomination) et bien d’autres encore.
A la surprise générale, Martine la vachette ne fut pas retenue par François. Elle s’en alla donc pour Roubaix, rejoindre l’équipe d’Interville.

Pendant ce temps-là chez les Renards, les tensions familiales se multipliaient.

Jean François et François les deux cadets ne s’aimaient pas, la seule chose qui les liait était leur sang.  Et dieu sait qu’il coulait souvent. La mort récente de leur père n’arrangeait rien. L’un des deux, devait lui succéder. François, renard discret osant à peine manger les poules de la mère Nadine ne fit pas le poids face à son frère Jean-François, arriviste aux longues oreilles, prédateur à l’affut.
Ce tableau fut représentatif de la dure loi du plus fort, omniprésente dans la vie animale. Vie où l’instinct prédomine, où les sentiments n’existent pas.

Après ces évènements  riches en péripéties, la vie de la forêt pouvait reprendre son cours normal et sa tranquillité. Elle connut d’ailleurs les mois suivants une multitude de moments clefs : L’arrivée de nouveaux compagnons tels que Zlatan le nasique, et le départ du très populaire Gérard le gros cochon ne voulant plus partager ses noisettes, souhaitant garder son lard en sécurité. 

Et c’est ainsi que cette année se terminait, sous les yeux émerveillés de Bertrand et Gilles, jeune couple escargot. (Nous apprîmes plus tard que François le chef lémurien les marièrent et qu’ils eurent beaucoup d’enfants.)

BRUNO BRUSSON

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