Lettre ouverte : Lance Armstrong tu devrais y songer...

Publié le par Bruno Brusson

Lettre ouverte : Lance Armstrong tu devrais y songer...

Mon cher ami,

Je tiens tout d’abord à te féliciter pour l’ensemble de ta carrière sportive relativement brillante. Qu’on se le dise, tu es un champion ! (Et non je n’oserai pas cette subtile remarque de circonstance favorite des amateurs de «Roumanoff et les garçons» : En plus t’as marché sur la lune en jouant de la trompette)

Mais voilà Lance, parfois la chance tourne, et là on peut bien dire que tu pédales contre le vent, que tes roues sont voilées mon petit bonhomme. Il va te falloir du courage pour surmonter cet abattage médiatique, plus explicitement il va te falloir des couilles. (Ils te les ont pas enlevé depuis ton cancer j’espère ?)

L’image de la semaine c’est certainement ta marionnette de papier géant brulée devant les médias du monde entier. Une humiliation sans doute pire que celles subies par Jésus Christ, Jeanne d’arc et Ségolène Royal à La Rochelle (Paix à son âme). Le symbole d’un palmarès consumé en quelques secondes, le symbole d’un champion victime de ses excès.

A vouloir tout gagner, à te gaver comme une oie de produits plus ou moins légaux, tu viens de tout perdre, tes tours de France, tes titres de champion du monde, ton honneur, ta fierté, tes amis, tout.

Allez, en cherchant bien il doit te rester un podium du tour de Vendée 1991 où le seul concurrent respectable n’a même pas sa page Wikipédia. Et encore les fourbes ont dû te l’enlever aussi.

 

"A trop vouloir décrocher la lune, tu en auras perdu tes prunes"

 

Tu es devenu le bouc émissaire de toute une discipline, la honte de ta nation. A coté de toi, Benzema et autres Ribery amateurs de jeunes vierges fraiches mineures sont redevenus des enfants de choeur. Mais au pays des obèses et du Swag on rigole pas, mec.

Que faire dans cette situation Lance ? Après avoir bien réfléchi, je me dis que si t’était mort de ton cancer t’aurais pas vécu tout ça. Regarde Michael Jackson est passé du stade de pédophile rafistolé à celui de King de la pop, Oussama Ben Laden est passé du stade de terreur mondiale à celui d’islamiste modéré plutôt sympathique, Faudel est passé du stade de mauvais chanteur à celui d’ami de Sarkozy. (Faudel n’est pas encore mort ? Lançons une Fatwa)

Pour toi c’est donc la même chose, si tu crèves, plus besoin de rustines, on oubliera tout et tu pourras même espérer avoir une émission spéciale sur France 2 présentée par Gérard Holtz. Tu redeviendras celui qu'on aime, tu redeviendras le Boss.

Comme disais un chanteur de chez nous : « Armstrong je ne suis pas noir, je suis blanc d’EPO »

BRUNO BRUSSON

Publié dans Articles courts

Commenter cet article